EmploiNouvelles 12 mai 2026
Nouvelles 24 avril 2026
Les locataires ont jusqu’au 8 juin pour vider leurs espaces de rangement appelés « cagibis » – en voie d’être démolis. Il s’agit d’une préparation incontournable en vue des travaux de remplacement, nécessaires pour renforcer la sécurité et la conformité aux normes du bâtiment. Gestion des Trois Pignons (G3P) propose un plan détaillé à sa communauté ainsi qu’une série de mesures facilitantes.
Installés depuis des décennies, les cagibis actuels des Tours Frontenac, communément appelés lockers, sont faits de bois sec. Non seulement représentent-ils un risque en matière de sécurité incendie, mais la configuration des salles où ils se trouvent ne correspond plus aux normes actuelles du bâtiment. Elles devraient notamment offrir des corridors de circulation dégagés, ainsi qu’un accès sans entrave aux équipements mécaniques.
« En ce moment, les corridors entre les cagibis sont très petits. Si quelqu’un tombe, se blesse ou fait un malaise, une civière ne peut pas nécessairement passer partout », souligne Vincent Laferrière, directeur des immeubles chez G3P.
Les nouveaux cagibis seront tous équipés de cadenas donnés gratuitement aux locataires, mais appartenant à G3P. De cette façon, en cas de problème ou d’urgence, il sera possible d’intervenir dans les cagibis concernés sans devoir couper le cadenas de la personne à qui appartient le cagibi. « À l’intérieur de certains cagibis, il y a des valves d’eau ou d’autres composantes mécaniques. On ne veut pas enlever ces cagibis‑là aux locataires. On veut leur donner accès, mais on doit quand même s’assurer de pouvoir accéder à l’intégralité de nos bâtiments », explique-t-il.
La rénovation complète des salles de cagibis devient donc une mesure nécessaire visant à assurer la sécurité des occupants et des occupantes des Tours, ainsi que de leurs biens entreposés. Les installations sont actuellement réglementaires grâce à la présence de gicleurs, mais dans une perspective à long terme, pour la pérennité des bâtiments, il est primordial pour G3P de se conformer aux standards.
– Aïssatou Samb, directrice du service à la clientèle (G3P)
Pour mener à bien ce projet, G3P a mandaté des entrepreneurs qualifiés. Les travaux s’échelonneront de la mi-juin à l’automne 2026 et se dérouleront en trois grandes étapes : démolition des anciens cagibis, réparations et peinture des salles, puis installation de nouveaux cagibis grillagés en acier conçus sur mesure par le manufacturier québécois Permafil.
Cependant, l’étape la plus importante – et la plus laborieuse pour le milieu de vie des Tours Frontenac – est sans équivoque la préparation de ce chantier. À partir du 27 avril jusqu’au 8 juin, tous et toutes les locataires qui entreposent leurs effets dans des cagibis seront appelés à les vider, sans exception. Le déplacement et l’entreposage de ces effets seront également la responsabilité des résidents et des résidentes.
« Parfois, dans la vie, il y a un besoin de participer activement aux choses pour améliorer les situations, lorsque c’est nécessaire. Puis là, on a besoin de la collaboration de tous pour mener à bien ce projet », avance Aïssatou Samb, directrice du service à la clientèle chez G3P.
Pour faciliter l’opération mobilisant des centaines de locataires, G3P s’engage à fournir de l’aide aux plus vulnérables, surtout aux personnes à mobilité réduite et en situation de handicap n’ayant personne d’autre pour leur prêter main forte. Les locataires d’un studio pourront également demander du soutien au service à la clientèle pour l’entreposage de leurs effets.
« C’est contraignant d’aller débarrasser son cagibi puis de stocker ça chez soi. On le comprend et on ne veut pas perdre la motivation de nos locataires à nous aider dans ce projet-là », reconnaît Mme Samb.
D’autres mesures d’accompagnement temporaires sont instaurées. Par exemple, la facturation des cagibis est suspendue jusqu’à l’attribution des nouveaux. Un accès simplifié aux salles de cagibis, l’installation de conteneurs à proximité des salles pour se départir des effets, des bâches en plastique à donner pour protéger les biens entreposés sur les balcons, font aussi partie des solutions logistiques mises à disposition. De plus, des chariots sont disponibles au bureau de la sécurité. Il suffit de s’enregistrer afin de les emprunter, puis le tour est joué !
« On vous demande de ramener les chariots assez rapidement, parce qu’il y aura un certain nombre de personnes qui les utiliseront, possiblement en même temps. Il faudra anticiper le nombre de minutes ou d’heures dont vous aurez besoin pour déplacer vos effets afin que la sécurité puisse planifier les entrées et sorties des chariots », indique Mme Samb.
Avec ces rénovations majeures vient un enjeu : la reconfiguration des salles entraînera un agrandissement des couloirs de circulation – donc une diminution de l’espace pour les nouveaux cagibis. Leur attribution sera donc plus encadrée qu’auparavant et les locataires qui ont présentement plus d’un locker à leur disposition devront se limiter à un seul. G3P est confiant de pouvoir allouer un cagibi aux logements qui en disposaient déjà au moins d’un avant les travaux. Toutefois, le nombre exact de nouveaux cagibis sera connu seulement après l’étape de démolition. C’est pourquoi un scénario d’attribution des cagibis en cas de non-disponibilité a été développé par G3P.
« Il va falloir être équitable et faire preuve de discernement. Effectivement, les personnes qui en avaient seront prioritaires. Mais il faut mettre l’emphase sur la taille des logements… un petit appartement avec peu de place de rangement doit aussi être prioritaire », dénote Mme Samb, rejointe par M. Laferrière. « Il faut que les gens soient conscients qu’il y en a qui ont assez d’espace dans leur appartement pour y entreposer leurs effets… certains locataires qui ont des studios ont aussi des besoins d’entreposage, pour ranger leurs pneus d’hiver, ou des choses comme ça », nomme-t-il afin d’exposer le raisonnement derrière l’attribution des nouveaux cagibis.
Faire le ménage de façon responsable signifie donner une deuxième vie aux objets dont on ne veut plus. Le Magasin Bazar des Tours, comme plusieurs friperies à Montréal, est un bon endroit où aller porter toutes sortes d’objets et de vêtements encore en bon état. « C’est sûr que le Bazar n’a pas la capacité de récupérer des meubles. En cas de doute, vous pouvez toujours contacter les organisateurs communautaires, Jerry et Aquarelle. Ils pourront déterminer si oui ou non, le Bazar pourra récupérer ces objets-là », mentionne Aïssatou Samb.
Cependant, il est important de rappeler aux locataires qu’il est interdit de laisser du matériel devant la porte du Bazar (ou de l’entrepôt) en dehors des heures d’ouverture.
Toute question ou demande d’aide particulière peut être adressée à la personne-ressource chez Gestion des Trois Pignons :
Alex
acardena@g3p.ca
514 524‑3015, poste 238.
Pour connaître les détails du projet de remplacement des vieux cagibis et les mesures à la disposition des locataires des Tours Frontenac, consultez le livret informatif.